Comme je vous le disais dans mes derniers articles, j'ai été moi-même battue, une des nombreuses raisons pour laquelle j'ai créé ce blog.
Voici mon témoignage: Je suis tombée amoureuse d'un sicilien, j'avais 18 ans, j'étais naïve et c'était nouveau pour moi d'avoir quelqu'un, mon 1er amour qui a mal tourné.
Au départ comme tous les couples c'est rose, il était vachement gentil puis quand il est parti à l'internat, il a retrouvé ses anciennes mauvaises fréquentations et s'est mis à boire.
Je ne le reconaissait plus, qu'il boive comme ca me dégoutait, son caractère devenait irritable.
Donc je ne voulais même plus qu'il me touche. Il se métamorphosait et je ne pouvais rien faire contre ca.
Un soir, défoncé, il a couché avec un mec, ce qui m'a déconcertée je dois dire, il m'a dit que c'était ma faute s'il avait couché avec un mec, parce que je ne voulais plus qu'il me touche.
Je l'ai évidemment traité tellement j'étais en rage qu'il me fasse cela à moi, il m'a alors claqué violemment contre le mur en mettant sa main sur ma gorge en disant: "parle moi encore une fois comme ça et je te tue sale garce".
j'ai cru que j'avais été trop loin, je m'en suis alors voulu, puis sa façon de se conduire changeait de plus en plus au point qu'il commençait à me terrifier, il le savait et en profitait pour m'insulter, me rabaisser et m'humilier, surtout devant ses potes.
Vous allez certainement me dire que si je restais avec c'est parce que je l'ai voulu, et c'est de ma faute s'il me maltraitait.
Je n'ai pas voulu qu'il me maltraite, si je suis restée avec c'est parce que je croyais que je pourrais l'aider à redevenir comme avant, et qu'il me disait qu'il allait changer.
Il me frappait toujours à des endroits qui n'étaient pas visibles (sous les vêtements) pour que mes parents ne voient pas mes bleus: à la tête, il me tordait le bras. Une fois il m'a vraiment frappée au visage et j'ai du mettre du fond de teint pour essayer de le cacher.
Une autre fois on était dans sa chambre et il m'a demandé d'aller chercher à boire pour ses potes. Je lui dis d'y aller lui même. Il s'est levé et il a commencé à me tordre le bras jusqu'à ce que je me mette à genoux en me sortant "obéis moi femme ! fais ce que je te dis ! t'as pas le droit de me traiter comme ça devant mes potes" en se faisant passer pour une victime. Puis il me fait "pour ta peine tu mériterais de me sucer" en déboutonnant son pantalon et en se mettant à moitié à poil devant ses potes, et moi j'étais à genoux presque les larmes aux yeux.
Heureusement qu'un de ses potes est intervenu pour lui dire de me laisser et d'aller boire un verre.
Pendant un moment je suis restée paralysée de frayeur et j'en ai pleuré après qu'ils soient partis.
Un soir, encore défoncé, il a voulu abuser de moi, c'est ce qui m'a amenée à le quitter. Comme il était ivre il n'a pas su me pénétrer. L'alcool d'une certaine façon m'a sauvée, je ne sais même pas s'il bandait.
Je l'ai quitté, même s'il me harcelait au départ, mais je ne l'ai pas écouté. Ce lâche s'est suicidé avec l'arme de son père. Il était tellement mal dans sa peau que lorsqu'il a commencé à vouloir s'en sortir il a vu ce qu'il était, et surtout il savait que jamais il ne saurait annoncer à ses parents qu'il était un homo refoulé (du moins je pense). C'était une tare pour sa famille.
Bizarrement j'étais juste étonnée d'apprendre sa mort, il m'a tellement fait du mal que je n'ai pas été touchée. Les blessures qu'il m'a faites sont encore présentes, surtout moralement, il aurait pu me détruire avec lui, mais j'ai préféré lui échapper.
Aujourd'hui je vis avec quelqu'un, même s'il me disait que personne ne voudrait de moi à part lui, et que s'il était avec moi c'était par pitié, et que tout était de ma faute s'il me frappait.
Je suis beaucoup moins naïve depuis, et j'ai rencontré un homme bien, et ça fait près de 2 ans qu'on est ensemble. Je sais maintenant que tout ça c'était des mensonges pour mieux me lier et m'humilier.
J'aimerais dire à toutes ces femmes qui se font maltraiter et humilier et qui ont peur de le dire d'en parler, car moi j'ai attendu mes 20 ans (2 ans après) avant d'en parler à mes parents. Si j'avais su j'en aurais parlé bien avant. Il ne faut pas se laisser culpabiliser comme moi je l'ai fait, et dites-vous bien que c'est lui qui a un problème et pas vous.
Encore maintenant je ne sais pas si je pourrais lui pardonner, malgré qu'il soit mort...